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Saignements de nez

Il en faut peu à un nez pour saigner à flot. Le résultat est plus impressionnant que grave. C’est pourquoi le plus difficile est souvent de garder son “sang-froid".
 

Nul besoin de se faire boxer le nez ou de s’écraser ce dernier contre un poteau pour le voir se transformer en fontaine rouge sang. Le simple fait de se moucher un peu fort durant plusieurs jours peut suffire à déclencher ce que les médecins appellent une épistaxis.

Six Français sur dix en font un jour les frais. Mais dans la très grande majorité des cas, cet incident n’a aucune conséquence, sauf à tourner de l’œil et chuter sur le trottoir !



Mauvais ou bon réflexe

 

Les bons réflexes

Face à un nez qui saigne, il est conseillé de le comprimer. Encore faut-il le faire dans les règles de l’art.

L’idéal est de s’asseoir, se pencher légèrement en avant et prendre le temps de se moucher doucement pour évacuer d’éventuels caillots. Puis, il est recommandé d’appuyer fortement avec deux doigts sur sa narine qui saigne, pendant au moins deux minutes montre en main. Cela suffit dans la très grande majorité des cas à tarir l’épistaxis. Sinon, il est conseillé de recommencer l’opération en comprimant au moins dix minutes, cette fois.

S’il s’agit d’un nez qui n’en est pas à son premier saignement, un coup de pouce à sa cicatrisation n’est pas de trop. Vous trouverez chez votre pharmacien Giropharm et sans avoir besoin d’ordonnance, des mèches très efficaces à laisser en place au moins 30 minutes. Ces mèches sont composées de fibres d’alginate de calcium, molécule naturellement présente dans les algues.

Il est aussi recommandé d’appliquer à l’intérieur de la narine qui saigne, une pommade homéostatique. A défaut, des glaçons enveloppés dans un sac plastique, que l’on applique à l’extérieur de la narine cette fois, peuvent faire l’affaire. En contractant les petits vaisseaux locaux, le froid ralentit le flux sanguin et donc tarit l’épistaxis.

Les réflexes à éviter

Il n’est pas recommandable de mettre la tête en arrière, car ainsi c’est que le sang s’évacue vers les poumons. Certes, on ne le voit plus, mais le saignement n’est pas stoppé pour autant ! Il est donc souhaitable de mettre la tête en avant. Il n’est pas conseillé de bourrer la narine qui saigne avec du coton. Comme il ne possède aucune propriété homéostatique, cela ne sert à rien.

Il y a "anguille sous roche" quand...

 

Ca ne s'arrête pas :

Une chance, il n’y a pas de grosse artère au niveau de la cloison nasale. Aussi, les situations où il est nécessaire d’appeler les secours d’urgence (le Samu au 15 ou au 112) sont peu fréquentes. C’est pourtant le cas de saignements intarissables et/ou qui s’accompagnent de signes de gravité : sueurs, pâleur, malaise, etc. Un tel tableau laisse craindre l’atteinte d’une autre artère ou un défaut de la coagulation.

Ca recommence

Normalement, on vient très vite à bout d’un saignement de nez. Et hormis quelques circonstances bien particulières (rhume, traumatisme local), on ne fait pas plus d’un ou deux saignements dans l’année. Si les épistaxis s’enchaînent, le problème peut venir d’une déviation de la cloison nasale, d’un corps étranger dans le nez - surtout chez le tout petit, enclin à y mettre toutes sortes d’objets - d’une allergie respiratoire, d’un trouble de la coagulation (hémophilie ou prise d’anticoagulant) ou plus rarement, d’une hypertension artérielle, voire d’une tumeur dans le nez. Dans toutes ces situations, il ne faut pas longtemps au médecin pour découvrir le fond du problème. Lorsqu’il est possible, le traitement par électrocoagulation de la cause de l’épistaxis est la meilleure solution.

Grand-mère a tort


Autrefois, pour stopper un saignement de nez, on conseillait d’appliquer une clé métallique dans la nuque, peut-être dans l’espoir vain d’entraîner une contraction de toutes les petites artères de la face. On conseillait même de la porter en sautoir, en cas de récidives. N’en déplaise aux nostalgiques de ce truc de grand-mère : c’est inefficace et inesthétique.

Le Conseil Plus de votre pharmacien Giropharm


Les saignements de nez sont plus fréquents en hiver car nos narines sont asséchées par le chauffage. Irritées par les rhumes et autres infections ORL. Et agressées par les mouchages intempestifs. Il est recommandé d’humidifier légèrement l’atmosphère est donc le minimum que l’on puisse faire, de diminuer le chauffage pour atteindre 18°C dans les chambres, aussi (une trop forte chaleur dessèche les muqueuses).

Il est aussi conseillé de se savonner et se laver souvent les mains, car en période d’épidémies, ce sont les premières contaminées. Enfin, une autre recommandation serait de nettoyer plusieurs fois par jour ses narines avec du sérum marin, pour y déloger tout microbe avant qu’il ne fonde une famille de plusieurs millions d’habitants à l’origine d’une rhume carabiné !