Préservez votre peau au soleil

Chaque année, on dénombre 400 000 à 500 000 nouveaux cas de cancers de la peau dont 10 000 mélanomes. Principal responsable, l’exposition solaire.

 

Les cancers de la peau


On distingue plusieurs cancers de la peau : les carcinomes «spinocellulaires» et surtout «basocellulaires» sont les plus fréquents et les moins graves. Ils se développent au dépend du revêtement cutané. Plus rares mais redoutables, les mélanomes se développent, eux, à partir des cellules chargées de la pigmentation cutanée, les mélanocytes.

La gravité du mélanome


Chaque année, on dénombre 10 000 nouveaux cas de mélanomes. Des cas qui augmentent de plus de 10 % par an. Les mélanomes sont responsables de 2 000 décès annuels. En cause, l’exposition solaire, notamment chez les sujets à la peau blanche et aux yeux clairs, comme les blonds et les roux. Sa fréquence est liée aux expositions solaires dans les 15 premières années de la vie, surtout en cas de coups de soleil intenses.
 

Les signes d'alerte


Le mélanome se présente sous la forme d’une tache saillante aux couleurs multiples (brun clair ou foncé, zones rougeâtres, blanches…), d’un diamètre supérieur à 6 mm. Ses contours sont irréguliers et déchiquetés. Il survient sur la peau saine ou au dépend d’un grain de beauté qui va grossir, changer d’aspect, saigner ou s’ulcérer. Les carcinomes prennent l’aspect d’ulcérations, de petites croûtes ou de petits bourgeons. Seul un dermatologue peut analyser ces tâches. Consultez sans attendre dés leur apparition.

La prévention


L’effet du soleil est cumulatif et chacun dispose d’un capital solaire à ne pas dépasser. Et la prévention commence dès l’enfance. Il faut utiliser des crèmes solaires ou des vêtements couvrants, surtout entre 12 et 16 heures, où les rayons sont les plus nocifs. Attention aux frottements sur les grains de beauté (bretelles de soutien-gorge) qui accentuent le risque.



L’espoir des nouvelles thérapies


Des thérapies novatrices sont en cours d’essai actuellement. Ainsi, un vaccin spécifique élaboré en Californie permettrait d’augmenter la survie en cas de mélanome métastasé. De son côté, un anticorps monoclonal anti-CT LA4 développé par les Laboratoires Pfizer pourrait améliorer la survie des patients atteints de mélanome à un stade avancé.
Enfin, une protéine découverte récemment, la skeletrophine, inhiberait la progression de ce cancer.