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La chirurgie esthétique

De la réparation des brûlures à l’amélioration du profil de son visage en passant par la reconstruction mammaire après l’ablation d’un sein, la chirurgie esthétique et réparatrice ne se cantonne plus à la beauté et peut concerner tout un chacun à un moment de sa vie.
 

Zoom sur la chirurgie esthétique


La chirurgie esthétique n’est plus réservée à l’augmentation de volume des seins par la pose de prothèses mammaires, à la rhinoplastie (réfection nasale) ou au lifting du visage.

Elle s’étend désormais à la réparation de traumatismes divers : brûlures, accidents de la route (fractures du visage, cicatrices délabrantes…), reconstruction mammaire après une ablation du sein ou réduction mammaire en cas de douleurs consécutives à l’hypertrophie mammaire, ou encore oreilles décollées. Autant de situations où la chirurgie esthétique est prise en charge par l’assurance maladie.

En revanche, la chirurgie esthétique destinée à embellir (assimilée à une chirurgie «de confort») n’est pas remboursée.
 

Le coût


Les coûts peuvent varier considérablement d’un chirurgien à un autre et d’un établissement à un autre ! D’une façon générale, un lifting frontal revient environ à 2 000 euros.

Pour une réfection des paupières inférieures (poches sous les yeux), comptez entre 1 500 et 2 500 euros. Une rhinoplastie coûte entre 2 500 et 4 000 euros. Une liposuccion se chiffre entre 1 000 et 3 000 euros.

Quant aux seins, il faut débourser entre 3 000 et 4 000 euros. Vous l’aurez compris, il ne faut jamais hésiter à demander un devis au chirurgien, incluant les frais de l’intervention, l’anesthésie et le coût du séjour.

Les risques


Même si les risques sont de plus en plus maîtrisés, le risque zéro n’existe pas. Les infections, les défauts de cicatrisation et les problèmes liés à l’anesthésie demeurent, comme dans toute chirurgie. Mais contrairement aux autres types de chirurgie, le chirurgien esthétique est tenu aux résultats promis aux patients. En d’autres termes, il ne doit pas vous promettre des résultats impossibles à obtenir.

Il doit également vous informer sur les bénéfices et risques de la technique opératoire proposée. Reste enfin le problème lié aux types d’implants utilisés, comme l’actualité récente vient de le montrer.

N’hésitez pas à poser toutes les questions nécessaires et n’hésitez pas non plus à changer de chirurgien si ce dernier ne vous donne pas toutes les informations nécessaires à votre consentement éclairé.

Choisir le bon chirurgien


Adressez-vous à un chirurgien reconnu par l’ordre des médecins et qui a donc une spécialité de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique.

Plus sûr qu’une réputation faite par le bouche à oreille, il est préférable de se renseigner auprès du conseil de l’ordre des médecins ou auprès de la Société française de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique (SFCPRE) afin d’avoir la liste des chirurgiens qualifiés et compétents.

Reste également à s’adresser à un établissement sérieux. Rappelons que depuis juillet 2005, les praticiens ne peuvent effectuer des interventions de chirurgie esthétique qu’au sein d’installations accréditées par le préfet.

La médecine esthétique


A la différence de la chirurgie esthétique qui utilise des techniques invasives, la médecine esthétique appelée également «médecine morphologique et anti-âge» a pour but d’embellir sans recourir au bistouri. Le médecin esthétique va utiliser les injections de toxine botulinique (Botox), de collagène ou d’acide hyaluronique, le laser, la lumière pulsée et de nombreuses autres techniques «anti-âge». Les indications de cette médecine comportent notamment le comblement ou la disparition des rides, la fonte de la graisse et l’épilation.

Une médecine réservée aux dermatologues, aux chirurgiens plastiques ou encore aux médecins généralistes qui ont suivi une formation complémentaire très encadrée. Attention, certains produits ou matériaux utilisés par les médecins esthétiques n’ont pas été validés scientifiquement.

Les dangers du tourisme chirurgical


Tarifs avantageux obligent, nombreux sont ceux qui se laissent tenter par des voyages à l’étranger où l’on pratique la chirurgie esthétique low cost. Mais attention : ces destinations souvent exotiques échappent au contrôle des autorités sanitaires françaises et les assurances des agences de voyage ne couvrent pas les complications liées à des actes d’intervention esthétique. En effet, rien ne garantit la qualification des médecins, les conditions de l’anesthésie, le respect des règles d’hygiène et d’asepsie ainsi que la qualité des matériaux et prothèses utilisés. En outre, nombreux sont les chirurgiens hexagonaux qui rechignent à intervenir dans ce cas lorsque les choses ne se passent pas comme prévu.