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Biberon ou Allaitement

Si les laits infantiles ont fait des progrès considérables, le meilleur lait reste encore celui de la mère, un lait particulièrement bien adapté aux besoins physiologiques de bébé.

Pour autant, le recours au biberon est parfois indispensable...

Votre enfant va bientôt naître. Quel mode d’alimentation choisir : biberon ou allaitement maternel ? C’est d’abord une question de choix personnel qui ne doit pas être un motif de culpabilité.


Les avantages de l'allaitement pour le bébé


La composition du lait maternel est idéale pour le développement psychomoteur de l’enfant. On recommande l’allaitement exclusif jusqu’à l’âge de six mois. Inimitable, le lait maternel permet notamment l’enrichissement de la flore intestinale de l’enfant par les bactéries présentes dans le lait maternel, un phénomène essentiel pour le système immunitaire.
Il améliore la fonction respiratoire et le volume pulmonaire de l’enfant, un effet qui protégerait de l’asthme, et diminue à l’âge adulte les risques d’obésité, de maladies cardiovasculaires et d’allergies alimentaires.

Et le premier écoulement mammaire, ou colostrum, qui précède la montée de lait à proprement parler, est important pour l’enfant. Ce concentré de lait facilite l’élimination des premières selles (méconium), limite les risques de jaunisse et le protège des infections.
Enfin, coupons court aux idées reçues : le lait maternel ne favorise pas le cancer à l’âge adulte lorsqu’on a été allaité enfant.
 

Les avantages de l'allaitement pour la maman


Rien ne remplace ce moment privilégié, ce contact charnel entre l’enfant et sa mère. Mais si l’allaitement s’avère intéressant pour l’enfant, la mère en retire également de nombreux avantages: protection cardio-vasculaire, diminution du cancer du sein et de l’ovaire, meilleures suites de couches, diminution du risque de diabète.

Pour autant, l’allaitement comporte quelques désagréments : disponibilité 24 h/24 (même si la mère peut « tirer » son lait et le conserver au réfrigérateur), impossibilité de prendre certains traitements médicamenteux qui peuvent s’avérer néfastes pour l’enfant, car de nombreuses molécules passent dans le lait.
 

Le biberon et les laits infantiles



Un bébé qui ne prend pas suffisamment de poids malgré des tétées répétées, un lait “pauvre”, une maman qui ne peut assumer l’allaitement par peur ou gêne, des douleurs mammaires, une contre-indication médicale ou tout simplement un manque de disponibilité …autant de circonstances qui amènent à choisir le biberon.

Fort heureusement, les laits infantiles permettent désormais de faire face aux besoins physiologiques de l’enfant. Le biberon permet également de “libérer” la mère, lorsque le père prend en charge les biberons nocturnes. Une implication du père qui va installer une nouvelle relation avec l’enfant.

Pour autant, le biberon réclame une “logistique” importante (stérilisation, préparation, nettoyage…), reste plus coûteux que l’allaitement maternel et s’accompagne d’un risque d’allergie aux protéines de lait de vache, contrairement au lait maternel.

Enfin, bien que les biberons en polycarbonate contenant du bisphénol A (un perturbateur endocrinien libéré lors du chauffage du biberon) ne soient pas interdits en France, mieux vaut leur préférer des biberons en verre, en PES ou en polypropylène qui n’en contiennent pas, en attendant les résultats de l’expertise menée actuellement par l’AFSSA 6.
 

L'alternative du recours au lactarium



Et quand le lait maternel fait défaut et que l’enfant, prématuré, allergique ou malade ne peut être nourri qu’au lait maternel, on peut alors se tourner vers un lactarium (une vingtaine en France).
C'est une “banque de lait” qui propose du lait maternel issu de dons de la part de femmes en bonne santé, bénévoles, et disposant de grandes quantités de lait. Un lait sous haute surveillance et recueilli dans des conditions strictes d’hygiène.

Rappelons qu’un lait provenant d’une autre mère ne déclenche pas de réaction de défense de la part du nourrisson.
 

Biberon, vrai ou faux ?


  • Il ne faut pas préparer le biberon longtemps à l’avance.
    Vrai, Pas plus d’une heure avant.
     
  • Toutes les tétines se valent.
    Faux, elles diffèrent selon la matière (caoutchouc, silicone) et le débit (tétines à plusieurs vitesses).
     
  • On peut se passer d’une stérilisation.
    Faux, le lait est un milieu qui favorise le développement des germes. Il est donc recommandé de stériliser les biberons jusqu’à trois mois et d’observer des règles d’hygiène strictes pour leur préparation, en commençant par le nettoyage du biberon.
     
  • L’eau du robinet est dangereuse pour le bébé.
    Faux, pour autant, il faut s’assurer que l’eau du robinet est conforme aux recommandations sanitaires, concernant notamment leur taux de nitrates, et qu’elle est adaptée à l’enfant. Prenez conseil auprès de votre médecin en cas de doute.

En cas de crevasses, il est recommandé d’hydrater les mamelons avec le lait à la fin de la tétée ou bien d'utiliser une pommade pour assouplir la peau.

En cas de douleur, refroidissez le téton avant la tétée (effet anesthésiant) et veillez à corriger la position du bébé sur le sein.

Si les seins sont engorgés, pressez-les doucement pour évacuer l’excès de lait ou utilisez un tire-lait..


Sources:

Communiqué de presse de l’INRA, mars 2007.

«Thorax», édition en ligne, cité par «le Quotidien

du Médecin», n° 8460, 17 novembre 2008.

«Le Quotidien du Médecin», n° 8116, 1er mars 2007.

«Le Quotidien du Médecin», n° 7908, 28 février 2006.

«Le Panorama du Médecin» n° 5009, mars 2006.

«Le Quotidien du Médecin», 23 juin 2009.

Natl Cancer Institut, 2005, n° 97.

Le “Quotidien du Médecin”, n° 7907, 27 février 2006.