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Seins sous haute surveillance

En France, une femme sur huit a, a eu ou aura un cancer du sein. Le détecter le plus tôt possible, c’est se donner le maximum de chances d’en guérir. Gros plan sur les moyens d’agir.
 

Le cancer du sein figure parmi ceux dont le taux de guérison est le plus élevé en France aujourd’hui. Ces excellents résultats s’expliquent par les progrès enregistrés ces dernières années en matière de traitements, mais aussi de diagnostic précoce. Plus un cancer du sein est détecté vite, moins son traitement est lourd et plus ses chances de guérison totale sont importantes.


Un suivi simple et fiable


À tout âge, l’auto-examen des seins, à pratiquer une fois par mois, de préférence après les règles, peut permettre de déceler des anomalies nouvelles : grosseur au niveau d’un sein ou d’une aisselle, modification de la forme ou de la taille d’un sein, écoulement par le mamelon, changement d’aspect de la peau du sein ou de l’auréole (crevasses, pigmentations). Ces symptômes doivent faire consulter.

Le deuxième mode de détection précoce est un suivi dédié (examen des seins) et régulier (au moins une fois par an à partir de l’âge de 30 ans) par son médecin traitant ou par un gynécologue. Cette bonne habitude demeure de mise pour les femmes qui ont tourné la page de la contraception. En effet, près de la moitié des cancers du sein surviennent entre 50 et 69 ans. C’est pourquoi, à partir de l’âge de 50 ans, en complément de l’examen des seins au moins annuel par un médecin, il est recommandé de faire une mammographie tous les deux ans, et ce jusqu’à l’âge de 74 ans.

Cette radiographie des seins permet de détecter même les tumeurs de très petite taille, qui ne sont pas encore palpables. Elle peut être réalisée dans le cadre du programme national de dépistage organisé, comme un courrier de l’Assurance maladie y invite les femmes concernées tous les deux ans. Choisir de réaliser une mammographie dans le cadre de ce programme, plutôt qu’en dehors (dépistage dit «  individuel ») offre des atouts majeurs. Il répond tout d’abord à des critères de qualité rigoureux. Les radiologues agréés sont formés et expérimentés. Ils exercent dans des centres qui disposent d’appareils de mammographie performants, contrôlés de façon régulière.

Les images jugées normales ou bénignes font l’objet d’une seconde lecture systématique par un radiologue expert. Cette double lecture n’est pas réalisée dans le cadre du dépistage individuel, or près de 8 % des cancers du sein sont détectés grâce à elle. Dernier avantage : l’Assurance maladie prend en charge à 100 % le dépistage organisé.

Au cas par cas


Le radiologue peut compléter la mammographie par une échographie, en fonction notamment de l’âge de la femme et de la densité de ses seins. En cas de doute persistant sur une image, l’étape suivante consiste à réaliser un prélèvement (cytoponction ou biopsie) qui sera analysé au microscope. C’est le seul moyen de différencier un cancer d’une lésion bénigne (kyste, fibrome…). Quatre grosseurs du sein sur cinq sont d’ailleurs des lésions bénignes. En cas de question sur le cancer du sein, ou d’appréhension à participer au dépistage, n’hésitez pas à en parler à votre pharmacien Giropharm et à consulter votre médecin.

Source : InVS, INCa, Assurance maladie, Association Le cancer du sein parlons-en.

Le bon rythme de surveillance

 

  • Tous les mois après les règles : un auto-examen des seins
  • Tous les 6 mois ou tous les ans à partir de 30 ans : un examen des seins par son médecin traitant ou son gynécologue
  • Tous les 2 ans de 50 à 74 ans : une mammographie

Femmes de famille à risques


Une femme dont la mère ou la sœur a déjà eu un cancer du sein risque deux fois plus que les autres d’en développer un elle-même. Elle doit, encore plus que les autres, faire examiner ses seins au moins une fois par an par un médecin. Dans certains cas, ce dernier peut lui proposer des mammographies plus précoces (avant l’âge de 50 ans) et/ou une consultation dans un centre d’oncogénétique.

Dépistage organisé pour le cancer : Pour le cancer du col de l’utérus aussi ?


Le frottis cervico-utérin permet de détecter les cancers du col de l’utérus débutants et les lésions qui les précèdent (précancéreuses). Il est recommandé aux femmes de 25 à 65 ans d’en réaliser un tous les trois ans, après deux frottis normaux à un an d’intervalle. Parmi les femmes concernées, seules 10 % bénéficient d’un frottis dans l’intervalle recommandé, et plus de 50 % ne sont pas ou trop peu souvent dépistées.

C’est pourquoi la Haute Autorité de santé (HAS) appelle de ses vœux l’instauration d’un dispositif national de dépistage organisé, comme il en existe déjà un pour le cancer du sein ou celui du colon.