Pendant le traitement

Les produits utilisés en chimiothérapie ont des principes très actifs pouvant provoquer des effets secondaires parfois importants. Il existe de nombreux moyens de les rendre supportables.
 

Dans le même temps, si vous ne vous sentez pas bien dans les jours qui suivent une cure, il est recommandé de le signaler à votre médecin.

Il est très important de poser au corps médical toutes les questions qui vous viennent à l’esprit ; notez au fur et à mesure ces questions sur un carnet que vous pouvez emmener lors de vos consultations médicales.


Les effets du traitement


Les modifications de l’analyse de sang: Les anti-tumoraux peuvent entrainer une baisse transitoire des globules rouges, globules blancs et des plaquettes. Cette diminution est connue ; elle débute habituellement 1 à 2 semaines après la cure. Sa durée est variable (de l’ordre d’une semaine) et sans traduction clinique.
Il ne faut donc pas s’affoler inutilement si le nombre de globules blancs est bas sur une analyse de sang ; néanmoins, prévenez immédiatement votre médecin si vous avez de la fièvre. Quant à la diminution du nombre de globules rouges et de l’hémoglobine (anémie), elle est plus rare et peut survenir à distance du traitement. Cette anémie peut être responsable de pâleur et de fatigue mais peut être corrigée avec des médicaments.

Nausées et vomissements: Assez fréquents, ils sont liés aux médicaments administrés lors des cures ; ils peuvent survenir au moment même de la perfusion, dans les heures qui suivent mais aussi les jours suivants. Il existe de nombreux traitements contre la survenue de tels symptômes ; pensez à bien suivre leur prescription.

Perte d’appétit : Les médicaments et la maladie elle-même modifient la relation avec l’alimentation. Le goût des aliments peut avoir été altéré et sa vue peut provoquer des nausées. La déglutition peut être difficile. Il est important de réconcilier nutrition et plaisir et de maintenir une bonne hydratation au quotidien.

Dénutrition : Elle peut être induite par le traitement ou par le cancer lui-même (réserves de l’organisme réduites). La dénutrition est un facteur aggravant ; une ré-nutrition adaptée apporte de réels bénéfices aux patients ainsi plus résistants.

La fatigue (asthénie): Elle est pratiquement constante au cours de la chimiothérapie et dans les jours suivants. Elle est liée à la maladie elle-même, aux effets secondaires du traitement (vomissements, perte d’appétit, diarrhée, anémie…) mais aussi aux troubles du sommeil. Dans tous les cas, parlez-en à votre médecin.

Sensibilité de la peau et des muqueuses: Elle se manifeste par une sécheresse persistante, une rougeur accompagnée de picotements, une dilatation vasculaire localisée ou des brûlures. Des produits dermatologiques spécifiques existent afin d’améliorer cet effet cutané. De plus, sachez qu’une hypersensibilité de la peau au soleil apparaît donc protégez-vous en cas d’exposition. Par ailleurs les muqueuses peuvent être touchées. Celle de la bouche développe des aphtes parfois signe d’une « mucite ». Elle provoque des douleurs intenses et une perte d’appétit nécessitant une prise en charge rapide. Veillez donc à une hygiène bucco-dentaire stricte. Des traitements efficaces existent, demandez conseil à votre pharmacien Giropharm.

Perte des cheveux (alopécie): C’est un effet provisoire ; les cheveux repoussent normalement dès que le traitement est terminé mais c’est un effet secondaire difficile à supporter moralement.

Douleur : Elle est exclusivement quantifiable par le patient. Sa prise en charge doit, selon la situation, être envisagée grâce à un traitement antalgique (antidouleur) adapté. Demandez conseil à votre pharmacien Giropharm ou à votre médecin.

Mobilité physique: Pour améliorer votre confort à domicile et faciliter vos déplacements, de nombreuses solutions existent. Votre pharmacien Giropharm dispose d’un large choix de matériels soit en location, soit à la vente, selon vos besoins. Posez-lui vos questions : son rôle est d’améliorer votre quotidien.

Les conseils Plus de votre pharmacien Giropharm


Il est fortement conseillé de respecter la durée du traitement.

Les bilans biologiques prévus par votre médecin sont indispensables. Certains effets secondaires, s’ils ne sont pas pris en charge, présentent des risques potentiels. Parlez-en à votre pharmacien ou médecin.

Une adaptation du traitement peut être envisagée si les effets indésirables deviennent trop invalidants. Ne craignez pas d’en parler.

Le patient et son entourage


Face à la maladie, le patient traverse une épreuve de vie mais c’est aussi le cas de son entourage. Les relations au sein de sa famille peuvent être bouleversées et déstabilisées. Les réactions du malade diffèrent d’une personne à l’autre ; ainsi des sentiments d’effondrement, d’angoisse, de mutisme ou d’agressivité peuvent être observés.

Face à de telles situations, l’entourage ne sait pas toujours comment réagir pour préserver le bien-être du patient. Certains proches peuvent être également angoissés, se sentir impuissants ou culpabiliser de ne pas savoir comment réagir idéalement… Sachez que dans une telle situation, chacun fait, non pas ce qu’il veut, mais ce qu’il peut.

La vie de couple


C’est d’autant plus une épreuve que l’équilibre relationnel est modifié et les rôles parfois inversés et modifiés par la maladie. Les liens qui unissent le couple peuvent se renforcer ou à l’inverse se distendre. En effet, il n’est pas simple, pour l’un comme pour l’autre des partenaires, de s’adapter à une telle situation.

Néanmoins, si malgré les difficultés, les tensions et les malentendus incontournables, le couple s’adapte, alors il en sortira d’autant plus renforcé.

Comment en parler aux enfants ?


Il est conseillé d’informer les enfants et les adolescents, quelque soit leur âge.

En leur cachant une vérité qu’ils finiraient toujours par connaître, on ne les protège pas, bien au contraire. Le pouvoir d’imagination des enfants peuvent les amener à penser que la situation est plus grave que la réalité. Il est donc préférable de les informer de manière adaptée à leur âge, et rester disponible pour en parler avec eux.

Les proches doivent pouvoir se ressourcer, évacuer le stress et souffler par moments. Votre Pharmacien Giropharm est à votre écoute et peut également vous orienter vers un groupe de parole. Par exemple, la Ligue Nationale contre le cancer propose des centres d’Informations et d’Echanges. Il peut aussi être bénéfique de consulter un psychologue.

Votre rôle d’aidant n’en sera que renforcé.
 

Après les traitements


A l’arrêt des traitements ou entre deux phases de traitements, il est fréquent de se sentir fatigué, épuisé, que ce soit physiquement ou moralement. La vision que l’on a de soi-même et le regard que porte l’entourage, peuvent influencer votre perception des choses et votre enthousiasme au quotidien. Soyez rassuré et acceptez de vous accorder le temps de retrouver l’énergie pour entreprendre des activités et retrouver confiance en soi.

Après les traitements, votre corps va peu à peu retrouver les repères que vous lui connaissiez. Il est important que vous preniez soin de vous-même : séance chez le coiffeur, l’esthéticienne, plaisir de faire des achats vestimentaires…

Avoir appris que l’existence est précieuse ou fragile, s’être rapproché de votre entourage, avoir connu leur soutien, avoir eu l’occasion de faire le point en profondeur sur ce que vous avez réalisé ou non, est une occasion de porter un regard nouveau sur la vie. Privilégiez ce qui vous rend heureux. Ce nouveau regard sur la vie est ce que le cancer peut vous apporter de plus positif.