Le mal des transports des enfants

Sur terre, mer ou dans les airs, tous les déplacements peuvent induire un « mal de cœur » et devenir un véritable cauchemar pour l’enfant et sa famille. Des précautions simples et, ou des solutions thérapeutiques aident à prévenir ces désagréments.

 

 

Ce trouble bénin est répandu chez le jeune enfant. Face aux informations contradictoires émanant de l’œil, de l’oreille interne et des muscles, le corps perd le contrôle de son équilibre. Ceci se traduit pardes nausées et des vomissements parfois douloureux et d’intensité variable.

 

Reconnaître les premiers signes du mal des transports


Pâleur et parole rare de l’enfant, somnolence légère, salivation et sueur, sensation de froid ; ces manifestations sont les signaux qui précèdent généralement les vomissements.

Faites attention aux effets déclencheurs : chaleur excessive, manque d’air frais, odeurs confinées (animaux, tabac, carburant), bruit important, route sinueuse, mer agitée, trou d’air...

 

Le plus souvent l’organisme s’adapte et les symptômes s’améliorent avec la poursuite du voyage.

 

Se préparer avant un voyage

 

Il est recommandé de passer une bonne nuit de repos avant le départ, en évitant les sources de stress. Avant le départ, privilégiez un repas léger mais suffisant (évitez le café au lait difficile à digérer, les pommes crues douloureuses à rejeter, les produits trop gras).

 

Pendant le trajet

 

Conseillez à vos enfants de regarder la route, ou d’observer le mouvement des vagues en bateau afin de réconcilier les informations perçues par leurs yeux et leur oreille interne. En voiture par exemple, il est peu recommandé de donner de la lecture à vos enfants sensibles.

 

 est bon de prévoir quelques sacs étanches pour vomir, des lingettes pour se rafraichir, une boisson sucrée pour récupérer ensuite. Selon le type de déplacement, des haltes régulières sont bénéfiques.

 

Votre pharmacien peut vous proposer des solutions
pour soulager le mal des transports

 

Anti-nauséeux, homéopathie (Cocculine, Petroleum, Tabacum, Nux vomica…) ou aromathérapie peuvent vous être proposés pour soulager les nausées dues aux transports.

 

Martine Le Rouge, préparatrice spécialisée en aromathérapie (DU de Strasbourg) nous propose deux protocoles à choisir en fonction du mode d’administration :

 

Par voie orale L’essence de citron sur un comprimé neutre ou une mie de pain ; laisser fondre sous la langue ; 3 fois par jour au maximum au cours du trajet ; à raison d’1 goutte pour l’enfant de 3 à 6 ans ou de 2 gouttes au-delà de 6 ans ; le limonène contenu dans l’essence de citron agit directement sur la motilité gastrique.

 

Par inhalation sur un mouchoir ou inhaleur de poche (le mélange peut être préparé extemporanément à l’officine selon la demande), d’une composition à base d’huiles essentielles de citron, gingembre et lavande vraie. Le gingembre est un tonique digestif qui stimule la digestion ; la lavande agit comme anxiolytique en abaissant le stress et les spasmes involontaires ; 5 inspirations lentes et profondes réparties tout au long du trajet, jusqu’à 5 fois/jour maximum.

 

Chez Giropharm, l’équipe officinale est proche et à l’écoute des familles. L’option choisie doit être adaptée à chacun. Rassurez-vous : 2 à 3 familles sur 10 seraient concernées et  l’amélioration vient souvent d’elle-même à l’adolescence !

 

D’ici là n’hésitez pas à demander conseil.