Jeux interdits

Jeu du foulard, de la tomate ou encore du sac... autant de jeux dangereux pratiqués à l'école ou seul à la maison mais aussi via es réseaux sociaux et qui provoquent chaque année le décès de nombreux enfants. D'où l'intérêt d'en parler et d'en détecter les signes avant-coureurs.

 

 

Etat des lieux

 

Même s'ils ne les pratiquent pas tous, la plupart des enfants connaissent ces jeux de cour d'école qui consistent à se mettre en asphyxie volontaire jusqu'à la perte de connaissance parfois.

 

Pourquoi les enfants pratiquent-ils ces jeux ?

Afin d'obtenir des hallucinations, des sensations extrêmes et, surtout, une forme de reconnaissance de la part de leurs camarades.

 

Quels sont ces jeux dangereux ?

- Jeu du foulard ou de la tomate : l’asphyxie est obtenue avec une ceinture, un foulard, un lien autour du cou, ou en bloquant sa respiration.

- Jeu du sternum : compression de la cage thoracique jusqu’au blocage de la respiration.

- Jeu de la grenouille : accroupissement et hyperventilation.

- Jeu du sac : tête enfermée dans un sac plastique par un ruban adhésif

 

Des chiffres qui font peur

1) 63% des enfants connaissent au moins un jeu d'apnée ou d'évanouissement (49% des 6-11 ans et 84% des 12-15ans)

2) Un enfant sur dix y a déjà joué une fois, et 6% plusieurs fois (essentiellement à l'école)

3) A lui seul, le jeu du foulard provoquerait le décès de 30 à 40 enfants chaque année en France !

4) Certains décès à domicile attribués à des suicides seraient en réalité la conséquence de tels jeux pratiqués en solitaire

 

Quels sont les signaux d'alerte ?

 

Le silence est la règle chez les enfants qui pratiquent ces jeux.
Il est donc important de repérer les indices suivants :

- traces rouges ou hématomes autour du cou

- tête qui tourne, bourdonnements d'oreille

- troubles visuels, fatigue

- agressivité ou existence d'autres conduites à risque (tabagisme, consommation d'alcool et de drogue, sports extrêmes...)

 

En parler

 

La majorité des enfants n'ayant pas conscience des risquent qu'ils courent, il faut leur en parler en abordant les conséquences de l'asphyxie (arrêt cardiaque, lésions irréversibles du cerveau...)

N'hésitez pas à avertir l'école si de telles pratiques existent ainsi qu'à recourir à un spécialiste (pédopsychiatre, psychologue...)