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Bien utiliser les courbes de croissance

Taille, poids ou encore périmètre crânien, plusieurs courbes sont intégrées au carnet de santé qui suit tout enfant jusqu’à ses 18 ans.
Autant de repères fiables sur lesquels s’appuyer au fil des années !

 

Dans les minutes qui suivent sa naissance, on mesure la taille de bébé et la circonférence de son crâne. On le pèse aussi. Ces premières données chiffrées marquent le point de départ de ses courbes de croissance.

 

À chacun son rythme

 

Les courbes de croissance comportent toutes des lignes déjà tracées, qui délimitent des « couloirs », apparaissant plus clairs sur un fond vert. Ils correspondent aux zones de croissance de la grande majorité des enfants. Une taille ou un poids situé en dehors d’un couloir, au-dessus ou en dessous, n’est pas anormal. C’est juste moins fréquent ! L’important, est moins la valeur d’une mesure que son évolution dans le temps.

Pour pouvoir la suivre, il faut penser à apporter le carnet de santé à chaque consultation.
Le médecin généraliste ou le pédiatre y reporte le périmètre crânien, le poids et la taille de l’enfant. Pour chacun de ces paramètres, la courbe obtenue en reliant les mesures successives reflète la vitesse de croissance de l’enfant. Pour la taille, elle est importante et rapide jusqu’à l’âge de 3 à 4 ans, puis ralentie, avant de s’accélérer de nouveau à l’orée de la puberté. Ces grandes étapes sont plus ou moins marquées d’un bambin à l’autre.

 

Se rassurer ou s’alerter d’un coup d’œil


Lorsque la croissance est harmonieuse, les courbes de l’enfant se situent toujours dans le même couloir depuis sa naissance. En revanche, si une courbe sort de son couloir de départ, c’est un signal à approfondir. La courbe de poids peut, par exemple, être marquée par un fléchissement (changement de couloir vers le bas), ou au contraire par une nette augmentation (changement de couloir vers le haut). Il en va de même pour la taille et le périmètre crânien. La cause peut être évidente : un enfant hospitalisé pour une gastro-entérite, ou qui fait des infections ORL à répétition, peut avoir un poids qui n’augmente pas ou peu.

Pour aller plus loin, le médecin pose des questions sur l’enfant, son mode de vie, son alimentation, ses maladies et son environnement. Il peut aussi entreprendre un bilan à la recherche d’une maladie spécifique : intolérance alimentaire, diabète, maladie digestive, pathologie rénale ou cardiaque, problème hormonal…
Une puberté précoce se manifeste notamment, sur la courbe de taille, par une accélération de la croissance avant l’âge attendu pour le pic pubertaire, soit avant 8 ans chez la fille et 10 ans chez le garçon.
À l’inverse, un poids qui stagne, voire diminue, peut être le symptôme d’une anorexie. Elle débute parfois dès l’âge de 8 ans.


La régularité fait la fiabilité


Pour se donner toutes les chances de repérer tôt, et donc de traiter vite, les pathologies qui retentissent sur la croissance, il faut « alimenter » les courbes de façon régulière. Le rythme idéal pour peser et mesurer un bambin ? Tous les mois jusqu’à l’âge de 6 mois, puis tous les trois mois jusqu’à l’âge de 2 ans, puis deux fois par an jusqu’à 6 ans, et enfin tous les ans jusqu’à la puberté !