Le calendrier de la grossesse

Dans 9 mois, bébé paraîtra en pleine forme ! Mais pour cela, une surveillance régulière, des examens de contrôle, une préparation à l’accouchement et une hygiène de vie sont nécessaires tout au long de la grossesse.
 


Mais après la joie de la découverte et de l’annonce, se posent de nombreuses questions. Comment déclarer la grossesse ? Qui consulter ? Quels examens sont-ils obligatoires ?
Combien d’échographies et pourquoi ? Tour d’horizon des événements qui vont rythmer votre grossesse.


La déclaration de grossesse


Pour bénéficier d’une couverture sociale, la déclaration de grossesse doit s’effectuer auprès de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) et de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) avant la quatorzième semaine.
Le médecin doit vous remettre le formulaire, signé, intitulé “Vous attendez un enfant” qui sert en outre d’attestation de premier examen médical prénatal.
Un “carnet de santé maternité”, véritable calendrier de la grossesse, vous sera alors remis. Enfin, sachez que la loi interdit de travailler pendant les 2 semaines qui précèdent la date présumée de l’accouchement.


Anticiper la grossesse et les modes de garde


Il n’est pas trop tôt pour prendre des renseignements sur l’établissement dans lequel vous souhaiteriez accoucher (clinique, hôpital).
Compte tenu des difficultés à trouver de la place dans les grandes villes, il est préférable d’anticiper le mode de garde de votre enfant (assistante maternelle, crèche…).


Le suivi de grossesse


Le suivi obligatoire comporte 7 consultations prénatales et 3 échographies.

Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), lorsque la grossesse se déroule normalement, le cas le plus fréquent, et lorsque le niveau de risque est faible, le suivi régulier de la grossesse peut être assuré au choix par une sage-femme ou un médecin (généraliste, gynécologue médical ou gynécologue-obstétricien) selon le choix de la future maman.
Si le niveau de risque paraît élevé (attente de jumeaux, femme de moins de 18 ans ou de plus de 40 ans, existence d’une maladie cardiaque ou rénale chez la mère ou d’un diabète), le suivi doit être assuré par un gynécologue-obstétricien.


Le premier trimestre



La première consultation intervient avant la fin du 3e mois. Elle est l’occasion d’un entretien (individuel ou en couple). Elle comporte une analyse de sang et d’urines et la recherche de l’existence d’une immunité contre certaines infections (rubéole, syphilis, Sida, toxoplasmose).

La première échographie, autour de 12 semaines d’aménorrhée (absence de règles), permet de dater le début de la grossesse, de déterminer le nombre d’embryons, d’analyser la morphologie de l’enfant (anomalies déjà visibles ?) et notamment l’existence de signes de trisomie 21 (épaississement de la nuque). Dans ce sens, une analyse de sang peut être nécessaire (dosage des marqueurs sériques, “Tritest”), voire une amniocentèse.
 

Le deuxième trimestre



Une consultation par mois est conseillé.
La deuxième échographie intervient en général autour de la 22e semaine. Elle permet d’analyser la morphologie du fœtus et sa croissance.
 

Le troisième trimestre



Une consultatipar mois est également conseillé lors du dernier trimestre.
La dernière échographie pratiquée à 32 semaines d’aménorrhée permet de préciser la croissance fœtale, la présentation de l’enfant dans l’utérus et de préciser l’emplacement du placenta.
C’est aussi l’occasion de discuter des modalités de l’accouchement, du lieu choisi, de s’y préparer (7 séances de préparation) et de rencontrer l’anesthésiste.


Les bons réflexes à adopter

 

Conseil n°1 : Zéro tabac et alcool

La croissance de l’enfant et son bon développement cérébral nécessitent l’arrêt du tabac et de toute consommation d’alcool.

Conseil n°2 : Pas d’automédication

Il est recommandé d’éviter de prendre un médicament en automédication sans l’avis de votre médecin. Demandez conseil à votre pharmacien car certains d’entre eux sont contre-indiqués pendant la grossesse (risque malformatif).

Conseil n°3 : Le rendez-vous chez le dentiste
Afin de dépister une parodontite ou une gingivite rendues responsables d’accouchements prématurés, il est conseillé de faire une visite chez le dentiste.
Conseil n°4 : Une alimentation équilibrée

Enfin, il est important de préconiser une alimentation variée et suffisante, notamment dans le dernier trimestre avec une ration calorique augmentée de 300 à 400 calories/jour, contre 250 calories/jour lors des 6 premiers mois. La prise de poids idéale en fin de grossesse est de 12 kilos.

Conseil n°5 : Une activité physique régulière

Pour être en forme et bien vivre sa grossesse, il est vivement conseillé de maintenir une activité physique régulière sans excès.

Conseil n°6 : Une bonne qualité de sommeil 

Enfin, préservez votre quantité de sommeil. N’hésitez pas à faire des siestes en fin de grossesse.

 

Après l’accouchement

 

La consultation post-natale

Elle est nécessaire au 2e mois. Elle comporte un examen clinique complet.

La rééducation périnéale

 Votre périnée (l’ensemble des muscles qui composent le ”plancher” ano-génito-urinaire) a été sérieusement sollicité lors de l’accouchement. Pour redonner du tonus afin d’éviter le relâchement du périnée, synonyme notamment de fuites urinaires (une femme sur trois), il est recommandé de suivre une dizaine de séances de rééducation par un kiné ou une sage-femme (remboursement par la Sécurité Sociale).

La pilule

En l’absence d’allaitement, la reprise de la pilule oestro-progestative redevient nécessaire 3 semaines après l’accouchement. Le retour de couches (règles), synonyme de fertilité déjà retrouvée, survient en moyenne 6 à 8 semaines après. Il est donc précédé d’une ovulation. En cas d’allaitement, l’ovulation est théoriquement retardée.