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Bien dans son assiette


Enceinte, il ne faut pas manger deux fois plus, mais manger deux fois mieux afin d’assurer la croissance harmonieuse de l’enfant et préserver sa propre santé avant, pendant et après la grossesse.

 

Du fait de la croissance importante de l’enfant pendant le dernier trimestre, la femme enceinte doit augmenter sa prise calorique lors des trois derniers mois, de l’ordre de 300 à 400 calories par jour, contre environ 250 lors des six premiers mois.
En moyenne, une femme enceinte doit donc consommer 2 200 à 2 400 calories par jour, contre 1800 en dehors de la grossesse. Les fruits (un par repas) sont à privilégier, ainsi que les sucres lents (féculents, pain…) et les légumes secs (pâtes, riz, lentilles…) pour un surcroît d’énergie.
Enfin, la consommation d’alcool doit être totalement bannie pendant la grossesse comme lors de l’allaitement.

Pour un développement harmonieux de l’enfant


Cette alimentation a pour but d’amener les nutriments nécessaires à une croissance suffisante de l’enfant. La mère doit consommer environ 10 g de matières grasses à chaque repas, sous forme de beurre et d’huile.
Riches en acides gras oméga 3 et 6, les huiles d'olive et de colza, les poissons doivent être au menu plusieurs fois par semaine. Ces lipides interviennent dans la croissance cérébrale de l’enfant. Des aliments riches en vitamine A, importante dans l’élaboration du système visuel.
L’apport en vitamine C (agrumes, kiwis, persil…) et B12 (poissons, viandes…) doit être suffisant, sans oublier la vitamine D (poissons, foies d'animaux, aliments lactés non écrémés, œufs…) au troisième trimestre pour la croissance osseuse.

L’importance du calcium


Le calcium est essentiel pour la croissance osseuse de l’enfant.
On recommande un apport de 800 mg à 1 200 mg par jour tout au long de la grossesse, soit un à deux yaourts, 300 g de fromage blanc, 30 g de fromage ou 250 ml de lait, au risque sinon d’appauvrir les réserves osseuses maternelles, synonyme d’ostéoporose chez la mère.
Mais attention toutefois aux fromages au lait cru (ainsi que les charcuteries artisanales) du fait du risque de listériose.

Ne pas oublier les folates


Les aliments riches en acide folique, ou folates (vitamine B9) doivent être en quantité suffisante. En effet, près de la moitié des femmes ont des apports en folates inférieurs aux apports nutritionnels recommandés.
On en trouve dans les asperges, les choux, les haricots, les salades ou les épinards. L’acide folique permet de prévenir l’apparition de certaines malformations, comme le spina bifida ou le bec de lièvre.
 

Et après l’accouchement



 La même alimentation, riche en vitamines (A, B, C, D…), en calcium, en fer (lentilles et légumes secs, viandes), en féculents et en oligoéléments, doit être poursuivie en qualité comme en quantité si la femme allaite car le lait doit être suffisamment riche pour répondre aux besoins de l’enfant.

Il ne faut pas essayer de retrouver son poids de départ trop rapidement, au risque d’être fatiguée au moment où l’allaitement réclame un surcroît d’énergie. Allaitement ou pas, votre organisme doit récupérer et reconstituer ses stocks. Il est vivement recommandé de ne pas faire un régime draconien après l’accouchement.es aliments riches en acide folique, ou folates (vitamine B9) doivent être en quantité suffisante.
En effet, près de la moitié des femmes ont des apports en folates inférieurs aux apports nutritionnels recommandés. On en trouve dans les asperges, les choux, les haricots, les salades ou les épinards.
L’acide folique permet de prévenir l’apparition de certaines malformations, comme le spina bifida ou le bec de lièvre.


La toxoplasmose passe aussi par l’assiette


La contamination ne passe pas toujours par un contact avec un chat ou sa litière qu'il faut obligatoirement nettoyer avec des gants si la femme n'est pas protégée contre la toxoplasmose avant la conception (absence d’anticorps).
Certains aliments peuvent être également contaminés, comme les viandes saignantes ou mal cuites (la cuisson doit être supérieure à 65 °C).
Il faut également laver soigneusement les fruits et légumes, comme l’a recommandé la Haute Autorité de santé en octobre 2009  ( www.has-sante.fr).

Rappelons que la toxoplasmose est dangereuse pour l’enfant à naître (atteintes cérébrales ou oculaires, retard psychomoteur).