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Les vertus du dépistage des hépatites B et C

Les hépatites virales B et C toucheraient près de 700 000 personnes en France. Plus de la moitié des personnes ne se savent pas atteintes et ne peuvent donc pas recevoir un traitement effcace.

 

Mieux connaître les risques

 

1. L'hépatite B se transmet :

 

- Par voie sexuelle (rapports non protégés)

 

- Par voie sanguine (partage de matériel entre usagers de drogues par voie intraveineuse (aiguille, seringue…) ou nasale (paille…), partage d’objets de la vie quotidienne (brosse à dents, rasoir, coupe-ongle), transfusion (puisqu’un dépistage systématique et fiable de l’hépatite B dans les dons du sang n’a été instauré en France qu’à partir de 1992)

 

- Une maman porteuse de ce virus peut aussi le transmettre à son bébé lors de l’accouchement et au cours de l’allaitement

 

 

 

2. Prévention de l'hépatite B

 

- Vaccin recommandé en France (chez tous les nourrissons, chez les proches d’une personne qui a une hépatite B et vit sous le même toit qu’eux)

 

 

 

3. Prévention de l'hépatite C :

 

- Il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C

 

- Le virus de l'hépatite C se transmet le plus souvent par contact avec le sang d’une personne infectée (transfusion, drogues par voie intraveineuse…)

 

- Sa transmission par voie sexuelle reste controversée, « elle n’a jamais été exclue » selon l’Institut Pasteur

 

 

 

 

L'avoir sans le savoir, c'est possible

 

1. Le processus de contamination des hépatites B et C

 

- Le virus de l’hépatite B ou C pénètre dans les cellules du foie, où il se multiplie

 

- Le système immunitaire détruit les cellules infectées, ce qui déclenche l’inflammation du foie

 

- L'hépatite aiguë ne se traduit par aucun symptôme dans la majorité des cas

 

 

 

2. Pas de guérison possible

 

- Passé le stade aigu, 65 à 85 % des hépatites C et près de 10 % des hépatites B deviennent chroniques


- Le virus reste présent dans le sang

 

- Là encore, les symptômes sont le plus souvent inexistants

 

- Le porteur chronique d’une hépatite virale B ou C peut ne pas se savoir atteint et transmettre le virus à son entourage

 

- En l’absence de traitement : risque de développer à long terme des complications graves (cirrhose, cancer du foie)

 

 

 

 

Une ordonnance sur mesure

 

1. L'importance du dépistage

 

- Les personnes à risque de contracter une hépatite B ou C doivent se faire dépister

 

- Une prise de sang suffit

 

- Plus le dépistage est précoce, plus un traitement peut être prescrit tôt et plus grandes sont les chances d’éviter l’évolution vers une cirrhose ou un cancer du foie

 

 

 

2. Le traitement en cas de dépistage positif

 

- Ce traitement n’est pas systématique (prescrit au cas par cas en fonction du degré d’inflammation et de l’état du foie)

 

- Le contenu du traitement : deux familles de médicaments : l’interféron (en injection) et les antiviraux (voie orale)

 

- Sa durée est de six mois à plusieurs années

 

- Son principe : bloquer l’évolution de plus de 50 % des hépatites chroniques B et de guérir 50 % à 80 % des hépatites chroniques C, selon le sous-type de virus en cause