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Infections nosocomiales : des progrès à poursuivre

Chaque année en France, environ 700 000 personnes contracteraient encore une infection dans un hôpital ou une clinique. Pourquoi ? Et comment continuer de réduire ce risque ?

Qu'est-ce qu'une infection nosocomiale ?

 

Une infection est qualifiée de « nosocomiale » lorsqu’elle est contractée dans un établissement de soins ("nosocomiale" venant du latin nosocomium qui signifie « hôpital ». ). Elle peut se révéler plusieurs semaines ou mois après la sortie (infection sur prothèse ou implant). A contrario, une infection qui apparaît moins de 48 heures après l’entrée à l’hôpital ou en clinique couvait probablement avant l’admission. Elle n’est donc pas nosocomiale.

 

 

Inégaux face aux microbes


D'où provient le germe responsable d’une infection nosocomiale ?

- du malade lui-même

- d’un autre malade

- du personnel ou de l’environnement (équipements, eau…)

 

Quelle est cette bactérie infectieuse ?

Il peut s’agir d’un champignon, d’un virus (par exemple  une épidémie de grippe dans un service hospitalier), ou, le plus souvent, d’une bactérie comme le staphylocoque doré. Cette bactérie peut être résistante à de nombreux antibiotiques, d’où des difficultés de traitement parfois insurmontables.

 

Quel est l'impact de ces infections ?

Près de 3 500 décès seraient attribuables de façon directe à une infection nosocomiale chaque année en France, dont seulement moins du tiers serait évitable (modification d’organisation, mesures d’hygiène...). Toutes les infections nosocomiales ne sont pas aussi graves. Les plus fréquentes touchent l’appareil urinaire (30 % des cas), les poumons (15 %) et le site opératoire (14 %), c’est-à-dire la zone du corps où a été pratiquée une intervention chirurgicale. En moyenne, 5 % des personnes hospitalisées (soit une sur vingt) contractent une infection nosocomiale.

 

Quels sont les secteurs hospitaliers les plus touchés ?

Dans le détail, ce taux d'infection atteint 0,89 % en maternité et va jusqu’à 22,4 % en réanimation.

Pourquoi une telle différence ?
Parce que certains facteurs augmentent le risque de survenue de ces infections. Ainsi, elles sont plus fréquentes chez les seniors et les nouveau-nés, les diabétiques, les personnes dénutries, obèses ou immunodéprimées (sida, chimiothérapie…) et les grands brûlés. Certains soins nécessaires au traitement augmentent également le risque, comme la prise d’antibiotiques, la pose d’une sonde urinaire ou d’une perfusion, une opération chirurgicale ou une intubation trachéale.

 

 

La mobilisation nationale porte ses fruits

 

En quoi consiste l'action des établissements de soins ?

En France, ils agissent au quotidien pour réduire la survenue des infections nosocomiales évitables, sous l’impulsion de plans nationaux d’action quinquennaux depuis 1995. Les moyens de prévention qu’ils déploient sont évalués à l’aide d’indicateurs dont les résultats sont rendus publics chaque année (sur www.icalin.sante.gouv.fr).

 

Ces efforts sont-ils rentabilisés ?

L’analyse de leurs résultats montre des progrès patents au fil des ans. Sur le plan national, le taux de patients hospitalisés touchés par une infection nosocomiale a diminué de plus de 10 % entre 2001 et 2006.

 

A FAIRE EN PREVENTION