Séniors, bien dormir

Les « bons dormeurs » seraient-ils une espèce en voie de disparition ? Vingt millions de Français se disent insatisfaits de leur sommeil. Or de mauvaise nuit en mauvaise nuit, on peut finir insomniaque !
 

Mal dormir de temps à autre, cela s’explique. Neuf fois sur dix, le stress est l’élément déclenchant. Le problème, c’est quand l’insomnie joue les prolongations.

Le risque est d’autant plus grand quand on prend de l’âge (la quantité nécessaire de sommeil se réduit naturellement) et que l’on multiplie les erreurs d’hygiène de vie.


Quelques mauvaises nuits occasionnelles, vite on se calme


On en connaît généralement la cause : Une nouvelle inattendue, une décision importante (déménagement, arrêt du tabac), voilà qui peut suffire à perturber le plus régulier des dormeurs ! Hormis prendre son mal en patience – c’est l’affaire de quelques nuits – on peut faire appel aux médecines naturelles. Par exemple, en homéopathie, Sédatif PC peut être préconisé en cas d’un trop plein d’émotions.

En phytothérapie, votre pharmacien Giropharm peut vous conseiller les plantes adaptées à votre cas. Par exemple, la passiflore, si on est surmené. Si malgré tout rien y fait, on peut prendre un somnifère de dernière génération, mais pas plus de 4 jours.

En passe de devenir insomniaque chronique, on consulte


Au-delà de 4 semaines de mauvaises nuits consécutives, c’est une insomnie chronique. Il faut comprendre pourquoi. Un médicament peut être en cause (cas de certains antihypertenseurs, corticoïdes, etc.) ou une pathologie responsable de douleurs nocturnes.

Parfois encore, le médecin a la surprise de découvrir un «syndrome des jambes sans repos» (10 % des Français concernés). Des traitements spécifiques existent, qui cette fois, n’ont rien à voir avec les somnifères.

Totalement insomniaque, le centre de sommeil peut être une solution


Quand rien y fait, il est grand temps de faire le point dans un centre du sommeil (liste sur www.institut-sommeil-vigilance.com, rubrique «les troubles du sommeil»).

A faire aussi : tenir un agenda du sommeil pendant 3 semaines (www.reseau-morphee.org). Cela aide le médecin à débusquer et donc traiter une maladie sous-jacente et donc à corriger nos erreurs d’hygiène de vie. C’est parfois long, mais c’est le seul moyen de retrouver un sommeil acceptable.

Les 5 clés d’un bon sommeil

 

  • Changer de literie (sommier et matelas) tous les dix ans, minimum.
  • Dormir dans une chambre calme, dans le noir complet.
  • Bannir les excitants (café, thé, cola, alcool) après 16h.
  • Avoir au moins 20 minutes par jour d’activité physique.
  • Se trouver une activité relaxante comme écouter de la musique, une heure avant le coucher.