Prévenir l'AVC

Prévenir la première cause de handicap acquis chez l’adulte, la seconde cause de démence après la maladie d’Alzheimer et la troisième cause de décès, c’est possible.
 

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) bénéficient d’une mauvaise image et pour cause : ils sont plus fréquents (130 000/an) que les infarctus du myocarde (120 000/an), qui touchent exclusivement le cœur. Une bonne raison pour réagir sans attendre.

Les facteurs de risque


Les plus de 45 ans, fumeurs, ayant déjà un problème cardiaque, un diabète ou trop de mauvais cholestérol sont évidemment les plus exposés. Mais le plus gros facteur de risque reste l’hypertension artérielle.

Ainsi, il ne faut pas attendre l’accident pour traiter ces différents problèmes. La prévention est toujours payante.

Les signes d’alarme


Au moins 30 % des AVC sont précédés d’un accident ischémique transitoire (AIT), révélé par l’apparition brutale de troubles neurologiques comme des difficultés à bouger un membre ou tout un côté du corps, la perte de la vue d’un œil, l’impossibilité à parler ou de trouver ses mots. Mais comme les signes ne durent pas et que tout rentre vite dans l’ordre, beaucoup n’y prêtent pas attention.

À tort, car le risque d’AVC est alors multiplié par 50, avec 5 % des récidives qui se produisent dans les 48 heures, 10 % dans le mois et 25 % dans les trois mois. Dans ces conditions, on comprend mieux pourquoi la Haute Autorité Sanitaire (HAS) recommande de considérer l’AIT comme une urgence nécessitant l’appel immédiat du 15, en vue d’un avis neurologique le jour même, de préférence dans l’une des 85 Unités Spécialisées du territoire.

Une course contre la montre


Dans 80 % des cas, un accident vasculaire se produit parce qu’un vaisseau se bouche. La partie du cerveau qui ne reçoit plus d’oxygène est alors lésée, sauf si une thrombolyse (injection d’un produit capable de dissoudre le caillot) est réalisée dans les 3 h 30.

Les chances de guérison sont alors de 93 %. Hélas, pour chaque heure de perdue ensuite, c’est 20 % de chances en moins de guérir.