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Un risque majeur mais évitable

Des maladies comme l’angine de poitrine ou l’accident vasculaire cérébral n’épargnent pas la gent féminine, loin de là. Les femmes sont même en première ligne, surtout après la ménopause. Pourquoi ? Et comment réduire ce risque ?

En France, les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de décès de la femme de plus de 40 ans, très loin devant les cancers. Elles n’occupent plus cette première place chez l’homme depuis plus de dix ans. La femme part pourtant avec un avantage certain : les hormones féminines exercent un effet protecteur sur son coeur et ses artères. Elle est donc relativement épargnée par les maladies cardiovasculaires jusqu’à la ménopause… à moins qu’elle ne fume, soit en surpoids ou 100 % sédentaire ! L’effet hormonal protecteur s’annule alors et une maladie cardiovasculaire peut apparaître. Autre spécificité féminine, les symptômes d’une atteinte du coeur ou des vaisseaux sont souvent atypiques, voire absents. Par exemple, la douleur d’une angine de poitrine peut avoir une intensité plus faible ou une localisation inhabituelle (épaule, ventre…). Le diagnostic est donc souvent porté avec retard et le traitement instauré de façon plus tardive..

De la prise de conscience à l'action

 

Dernier point : même devant des signes typiques, une femme pense rarement qu’elle peut avoir un infarctus du myocarde. Elle tarde donc à contacter les secours. La solution pour améliorer cette situation ? Les femmes, surtout après la ménopause, doivent
prendre conscience que les maladies cardiovasculaires ne touchent pas que leurs compagnons. Elles doivent également savoir qu’il leur est possible de réduire le risque de voir apparaître ou s’aggraver ces maladies. Pour ce faire, il leur faut s’attaquer à des facteurs de risque bien connus. Certains tiennent aux habitudes de vie : le tabagisme, la sédentarité, une alimentation trop riche (sucres blancs ou raffinés et mauvaises graisses). D’autres peuvent être dépistés par un suivi médical régulier et traités de façon efficace : le diabète, le surpoids, l’hypertension artérielle, mais aussi l’excès de mauvais cholestérol, qui touche quatre femmes sur dix après 55 ans.

Sources: HTA Vasc, CFLHTA, FFC