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Les risques cardiovasculaires chez les femmes

Côté coeur, on disait les femmes intouchables avant la cinquantaine. Les statistiques prouvent qu'il n'en est rien. En cause : le tabagisme, l'obésité, le diabète et le stress, qui grimpent en flèche chez la gente féminine.

Grâce à leurs hormones et avant 55 ans, les femmes sont mieux protégées que les hommes contre les maladies cardio-vasculaires. Mais "mieux" ne veut pas dire "parfaitement". Et c'est bien là le problème : persuadées que leur coeur est invincible, les femmes ont oublié que certains facteurs de risque qui grimpent en flèche pouraient inverser la tendance.

Trop de risques

 

Les femmes fument davantage et ont plus de problèmes de surpoids et donc de diabète. Elles sont enfin davantage stressées que les hommes du fait de leurs variations hormonales et de leur emploi du temps serré (vie professionnelle, familiale, personnelle). Ce sont encore elles qui prennent la pilule, sans que leur risque cardiovasculaire ait toujours bien été évalué. Résultat : alors que les hospitalisations pour infarctus du myocarde ont baissée de 7,4 % en France depuis dix ans, les femmes de 35 à 54 ans font figure d'exception : chez elles, le nombre d'hopitalisations a augmenté.

Pas de fatalité

 

La cigarette, ça s'arrête. Le poids, ça se maîtrise. Le diabète, ça se contrôle. Et le stress, ça se gère ...Encore faut-il consulter pour les traiter. Et reprendre une activité physique, ne serait-ce que trente minutes de marche active par jour. C'est utile aux fumeuses qui voudraient en finir avec la cigarette, indispensable pour mieux gérer le stress et empêcher la prise de poids. Bon pour le moral. excellent pour le coeur. C'est simple : chez les femmes à risque cardiovasculaire, l'activité physique sous contrôle médical, on ne trouvera pas mieux !

 

Des infarctus pas comme les autres

 

Chez les femmes, les symptômes de l'infarctus sont moins typiques que chez les hommes et le risque de passer à côté, bien réel. Souvent, cela se limite à de soudaines et inexplicables difficultés à respirer (dyspnée), une énorme fatigue, des nausées, voire une douleur dans la poitrine qui se déplace dans le bras ou le cou. Plus rarement, il n'y a même pas de symptôme. Elles hésitent donc davantage à appeler les secours d'urgence : une autre erreur à corriger.