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Tabac demain j'arrête

La France compte 15 millions de fumeurs. Les deux tiers souhaitent arrêter. Une excellente idée, mais comment procéder ? En solo ou accompagné ? Avec ou sans médicaments ? Le tour des solutions proposées.

 


"C’est facile d’arrêter de fumer, j’arrête vingt fois par jour" disait Oscar Wilde. Si le véritable sevrage tabagique s’avère souvent difficile, il n’est jamais insurmontable, pour peu de mettre toutes les chances de succès de son côté.
 

Bien se préparer


La tactique gagnante consiste tout d’abord à s’assurer d’avoir vraiment envie d’arrêter. Cette volonté doit être personnelle, solide et réfléchie. Une fois la décision certaine, reste à choisir une date précise : anniversaire, événement important, chiffre préféré (le 5 du mois, le 13…).

Se faisant, le futur ex-fumeur se donne le temps de se préparer sereinement à l’arrêt, en se projetant dans l’après tabac : imaginer ce qu’il pourra s’offrir avec les économies réalisées, planifier des activités qui occupent sans tenter (cinéma, balades, visite de musée, sport...), prévoir des «antidotes» quand l’envie de fumer se fera sentir (boire un verre d’eau, respirer à fond, marcher, se répéter une phrase de motivation…).

Avant le grand jour, il est recommandé d’évaluer sa dépendance physique au tabac grâce au test de Fagerström, disponible sur le site www.tabac-info-service.fr  ou chez son pharmacien.

Près de 50 % des fumeurs réguliers présentent des signes de dépendance moyenne à forte.

Un coup de pouce


Utiliser un traitement médicamenteux, qui réduit ou efface les symptômes du sevrage, permet de décupler les chances de parvenir à s’arrêter. Pour cela, la consultation auprès d’un médecin est obligatoire.

Les substituts nicotiniques, qui contiennent de la nicotine (non toxique, contrairement à la fumée), permettent aux fumeurs de se libérer progressivement de leur addiction. Il en existe sous différentes formes (patchs, gommes, comprimés, inhalateurs), toutes disponibles en pharmacie sans ordonnance.

Ces produits doublent, voire triplent, les chances du succès de l’arrêt à un an. Leur dosage et la durée du traitement doivent être adaptés au degré de dépendance.

L’Assurance Maladie les rembourse, pour un montant maximum de 50 euros par an et par bénéficiaire, sur présentation d’une ordonnance.

Deux autres médicaments peuvent s’avérer efficaces dans l’arrêt du tabac : le bupropion qui est un psychotrope, et la varénicline

Toutefois ces médicaments ne sont pas anodins et ils ne sont disponibles que sur prescription d’un médecin.

Les thérapies cognitives et comportementales ont également prouvé leur efficacité pour accompagner l’arrêt. Elles agissent sur la composante psychologique de la dépendance. Leur utilisation permet de multiplier par deux le taux de réussite à six mois.

Quant aux cigarettes électroniques, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) recommande «la plus grande prudence» à leurs utilisateurs, dans l’attente des résultats d’une «évaluation de risque approfondie» menée par un groupe d’experts.

Faire alliance avec un professionnel de santé


Dans tous les cas, se faire aider par un professionnel est utile. Que ce soit pour un simple avis avant de s’arrêter, ou pour un suivi rapproché après, les chances d’arrêter définitivement de fumer augmente avec l’importance du soutien dont le fumeur bénéficie. Votre pharmacien, votre médecin traitant, un tabacologue, la ligne téléphonique et le site Internet de Tabac info service, à chacun de choisir ce qui lui correspond le mieux. Selon la Haute autorité de santé, «seuls 3 à 5 % des fumeurs restent abstinents à 6-12 mois en l’absence d’une aide au sevrage», qu’elle soit médicamenteuse ou pas.