La pollution intérieure

Les polluants ne sont pas l’apanage de l’air extérieur. A l’intérieur aussi, ils sont légion !
Gros plan sur les meilleurs moyens de faire prendre un grand bol d’air sain à son habitation.

 

La pollution intérieure


Nous passons en moyenne 14 heures par jour à la maison. Or, selon l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) «près de 10 % des logements est multi pollué». Et jusqu’à 30 % du parc immobilier présentent des concentrations en un ou plusieurs polluants très supérieures à la moyenne. Certains d’entre eux sont partagés avec l’extérieur, mais s’avèrent beaucoup plus concentrés indoor. C’est le cas des composés organiques volatils (COV), émis par une large gamme de produits et de matériaux, des vernis aux parfums d’intérieur en passant par la fumée de cigarette. Le deuxième Plan national santé environnement prévoit la mise en place d’un étiquetage relatif aux émissions de COV des produits de construction, de décoration et d’entretien ainsi que des meubles.

La prévention


Dans l’attente, la prudence impose d’opter pour des produits plus sains, comme les peintures, colles et vernis sans solvant, mais aussi de modifier ses comportements : fumer à l’extérieur, aérer les textiles qui sortent d’un nettoyage à sec.

Côté ménage, préférer un nettoyage humide au coup de balai ou de chiffon.

Enfin, les femmes enceintes et les nourrissons doivent éviter de séjourner dans une pièce qui a fait l’objet de travaux récents, ou meublée de neuf.

Des mesures à compléter d’un renouvellement régulier de l’air ambiant. La plupart des logements possède une ventilation, parfois en version «mécanique contrôlée» (VMC).

Encore faut-il ne pas boucher les entrées d’air ni les grilles d’extraction, et faire vérifier la VMC tous les trois ans.

Il convient aussi d’aérer son logement en ouvrant les fenêtres tous les jours pendant 10 minutes. En complément, on peut s’équiper d’ioniseurs d’air, qui réduiraient le niveau d’allergène d’acariens, grâce à leur production d'ions négatifs.

On peut également parsemer son doux logis de plantes dépolluantes, parmi lesquelles le palmier d’Arec, la fougère de Boston ou encore le lierre.

Combattre les indésirables

 

Souris

Il est conseillé de bloquer les accès où elles peuvent passer, de poser des pièges (tapettes ou nasses), d’utiliser du granulé anti-souris répulsif, ou un appât à base d’anticoagulant, à condition qu’il n’y ait ni enfant, ni animal domestique à la maison.

Cafards

Ne pas laisser traîner de nourriture ni de miettes, poser des pièges à cafards sur leurs chemins de prédilection et vaporiser, sur toutes les plinthes et encadrements de portes, une bombe aérosol dédiée.

Source : Ethologique.

En savoir plus


www.air-interieur.org