Agir contre les coups de barre

Examens, réalisation professionnelle ou grand projet personnel… autant d’objectifs qui nécessitent de grandes réserves d’énergie. Mais comment aborder cette période exigeante en pleine forme physique et intellectuelle ? Réponses.

 

Qu’il s’agisse d’une fatigue chronique ou d’un coup de barre passager, cet état résulte toujours d’un déséquilibre entre l’effort demandé et les capacités de l’organisme à le réaliser. En d’autres termes, on aimerait bien, mais on ne peut pas. Pour certains, la fatigue correspond tout simplement à un manque de sommeil. Pour d’autres, c’est l’excès de travail qui engendre cette situation. Mais bien souvent, on ne retrouve aucune explication à cet état de lassitude et l’on invoque alors le train-train quotidien, l’ennui, le mauvais temps ou le manque de luminosité. Les femmes sont plus concernées que les hommes par la fatigue, du fait de leurs obligations professionnelles, familiales («double journée»), sans parler des règles, à l’origine d’une perte de fer, source d’anémie (baisse de la quantité d’hémoglobine) et donc de fatigue.

 

Les causes et les solutions


Si la fatigue traduit parfois une maladie, il s’agit le plus souvent d’une fatigue liée au stress ou au surmenage. Ne pas la reconnaître ou «vivre avec» expose à la dépression si rien n’est fait. Ainsi, il est conseillé de ne pas négliger un état de fatigue persistant.

La fatigue n’est pas une fatalité. Les solutions pour s’en sortir sont nombreuses. Encore faut-il s’interroger sur ses causes. En clair, il faut identifier le ou les ennemis et y remédier.

Conseil n° 1 : mieux dormir...

Parmi les raisons du coup de fatigue, il y a les mauvaises habitudes au quotidien et notamment le manque de sommeil, la cause principale. L’abus de graisses, le grignotage, le manque de fruits et de légumes et un dîner trop copieux contrarient le sommeil. On ne saurait trop insister sur la qualité de la literie et sur le respect de son «horloge» interne. Il faut se coucher dès que l’on ressent le besoin de dormir. Rassurez-vous : se lever chaque jour à la même heure va permettre de caler l’heure du sommeil.

Conseil n° 2 : supprimer les excitants du soir

Une mauvaise organisation professionnelle ou familiale, synonyme de perte de temps, constitue également une source importante de fatigue. Autant de pistes qu’il va falloir explorer et solutionner. Il faut aussi bannir les excitants comme le café, thé ou sodas au cola (riches en caféine) et l’alcool dès la fin de l’après-midi.

Autre «accusée», la sédentarité : le sport favorise le sommeil et la récupération, à condition de ne pas en faire juste avant de se coucher. Le tabac favorise également la fatigue, du fait des troubles du sommeil qu’il provoque.

Conseil n° 3 : manger mieux

Gare au déséquilibre alimentaire ! Lutter contre la fatigue passe par un rééquilibrage des apports, avec trois repas principaux par jour et une hydratation satisfaisante. Vos urines doivent être claires et fréquentes.

Les féculents (pâtes) représentent une source énergétique intéressante qui permet de faire face aux efforts prolongés. Contre les coups de barre dans la matinée, une pomme, une tartine de pain beurré ou à la confiture et un verre de jus d’orange sont suffisants pour attendre sereinement le déjeuner. Il est conseillé d’augmenter sa ration de vitamines B (céréales, viandes…) et C (agrumes, kiwis…).

Quant aux cures de vitamines, d’oligo-éléments, de sels minéraux et autres antiasthéniques, ils peuvent s’avérer nécessaires lorsque l’alimentation est insuffisante ou dans certaines situations particulières (personnes âgées ou dénutries, sportifs, femme enceinte, anorexie, maladies…).

Le syndrome de la fatigue chronique


C’est une réalité. Le syndrome de fatigue chronique, ou SFC, reste encore bien mystérieux. Il se définit par un état de fatigue intense proche de l’épuisement, inexplicable, depuis plus de 6 mois, s’accompagnant d’accès de fièvre et de frissons, d’une insomnie, de douleurs articulaires ou musculaires, de ganglions, de maux de gorge et de maux de tête.

Le SFC touche deux fois plus souvent les femmes. Parmi les causes possibles, on évoque un stress intense pendant l’enfance, une prédisposition génétique, une baisse de la synthèse du cortisol ou des hormones thyroïdiennes, une maladie infectieuse (rhino-pharyngite, grippe, sinusite, mononucléose infectieuse…) ou encore une vaccination.

Quand consulter ?


La fatigue n’est pas toujours une fatigue «banale», liée au stress ou à un manque de sommeil. Elle peut être l’un des symptômes d’une maladie qui s’installe sournoisement tels que les maladies infectieuses (hépatite, sida, toxoplasmose, mononucléose infectieuse, grippe, tuberculose…), les troubles du rythme cardiaque, les cancers et leucémies, le diabète, l’hypotension ou hypertension, l’anémie, l’hypothyroïdie ou hyperthyroïdie, les troubles du sommeil (syndrome des apnées du sommeil).

Ce type de fatigue pathologique est appelé «asthénie». L’apparition de certains symptômes doit alerter tels que les ganglions, la perte de poids inexpliquée, l’amaigrissement, la fièvre même discrète, des malaises ou étourdissement, pâleur, sueurs nocturnes, perte de l’appétit, troubles du sommeil, maux de tête.