Portrait de Xavier Schneider

Installé à Truchtersheim, centre bourg situé à trente minutes de Strasbourg, Xavier Schneider dirige avec son associée, Julie Boehrer-Walck, la Pharmacie Cantonale. Très investi dans la digitalisation de l’officine, il la conçoit comme un moyen de nourrir la relation avec le patient et de faciliter son accompagnement au quotidien.

La digitalisation de l’officine permet de renforcer la relation avec le patient

1. Pourquoi avoir choisi le métier de pharmacien ?

J’ai d’abord hésité entre le droit et la santé et puis, mon père, qui était pharmacien biologiste, m’a présenté les études de pharmacie comme « la petite polytechnique de la santé ». Passionné par la biologie et les matières de la vie, j’ai alors logiquement suivi cette voie qui ouvre de nombreuses opportunités.

2. Quel est votre parcours ?

J’ai suivi mon cursus à la faculté de pharmacie de Strasbourg. J’ai ensuite travaillé dans différentes typologies de pharmacies à Strasbourg et ses environs dont la pharmacie Vauban où j’ai fait mes armes en tant que pharmacien adjoint. Là, j’ai développé mon sens du conseil et appris à transmettre les messages de santé aux patients. Dans le même temps, j’y ai appris les fondamentaux de la gestion d’entreprise, et notamment l’importance de la dynamique commerciale pour mieux fidéliser les patients. Parallèlement, j’ai passé un diplôme universitaire en démarche qualité afin de me former sur les différents process de l’officine et un diplôme universaitaire d’orthopédie. Il était alors temps pour moi de réaliser mon projet d’acquisition d’une pharmacie ce que j’ai fait en 2008 en rachetant la pharmacie de Truchtersheim où j’ai aujourd’hui une quinzaine de collaborateurs. Douze ans plus tard, en juillet 2020, nous avons construit un pôle de santé dans lequel nous avons transféré la pharmacie. Et nous serons bientôt rejoints par d’autres professionnels de santé dont un kinésithérapeute, deux médecins généralistes et deux infirmières. Le pôle s’enrichira également d’une dimension bien-être avec une diététicienne et des éducateurs en sport-santé.

3. Quel aspect de votre métier vous passionne le plus ?

Certainement le fait d’accompagner les gens, que ce soient les patients ou les membres de l’équipe. J’aime co-construire des projets de vie avec les patients et des projets professionnels avec mes collaborateurs. Ainsi, par exemple, si un patient souhaite faire le tour du monde et qu’il est diabétique, nous sommes en capacité de le guider pour mettre en place différentes solutions pour que son rêve puisse devenir réalité. Il est rare d’avoir toutes les réponses et nous échangeons aussi avec son équipe thérapeutique et l’orientons vers d’autres professionnels en cas de besoin. Je crois beaucoup au travail en équipe autour du patient et avec lui. Je me passionne aussi pour tout ce qui concerne la stratégie, le marketing et le développement de la pharmacie. J’ai ainsi eu l’opportunité de suivre le Diplôme Universitaire d’Enseignement Pratique et Pluridisciplinaire en Santé Connectée à l’Université Paris Diderot en 2018.

4. À ce propos, pouvez-vous nous parler de ce qui concerne la digitalisation de l’officine. Quelle est votre implication dans ce processus ?

Pour moi le digital, ou à proprement parler le numérique, ne constitue pas une fin en soi mais un moyen au service de la santé. Il est important d’éviter la « gadgétisation » mais plutôt d’utiliser le numérique au service de la relation humaine. Si la digitalisation permet de gagner du temps au bénéfice du patient, il est avant tout nécessaire et essentiel de faire équipe avec les patients et les aidants.
Aujourd’hui, nous disposons d’outils numériques qui se mettent en place depuis une vingtaine d’années. Si le gouvernement avance sur la création d’un Espace Numérique de Santé (ENS) regroupant un ensemble de services digitaux, auxquels le patient aurait accès via un identifiant unique et sécurisé, cela est encore en construction. Ainsi beaucoup de solutions d’accompagnement du patient sont encore en développement. Afin d’avancer sur ces sujets nous proposons d’ores et déjà la mise en place de dispositifs médicaux connectés dans le cadre des entretiens pharmaceutiques ou de suivi diététique afin d’aider le patient à mieux suivre sa santé au quotidien.

Grâce à ce suivi renforcé, nous pouvons leur apporter des conseils encore plus adaptés à leurs besoins réels. Il nous est aussi possible à présent de proposer des actes en télésoin : bilans partagés de médication et entretiens pharmaceutiques pour des patients ne pouvant se déplacer.
Aujourd’hui, la proposition de suivi à l’aide de dispositifs médicaux connectés, la télémédecine et le télésoin restent encore des services peu développés en officine alors que d’autres services digitaux ont déjà fait la preuve de leur caractère essentiel. Nous pouvons ainsi citer le transfert d’ordonnances à la pharmacie via des applications sécurisées (Scan&Collect) afin de préparer le traitement du patient pour un retrait en pharmacie ou pour une livraison à domicile, demain nous pourrions imaginer un télésuivi pharmaceutique des patients chroniques à domicile.
En interne, grâce au digital, nous avons aussi pu mettre en place une plateforme collaborative d’échange d’informations pour l’équipe de la pharmacie ce qui nous permet d’être plus efficace dans le service rendu aux patients et de garantir un service de qualité. Le numérique permet donc de développer des outils simples et efficaces.
Par ailleurs, avec d’autres membre de la commission numérique de Giropharm, nous avons contribué au développement d’une plateforme d’échanges entre le groupement et les pharmaciens. Nous avons aussi participé à l’élaboration d’un outil permettant de générer de manière simple un site Internet pour chaque pharmacie du réseau, permettant à chacune d’entre elle de maintenir le lien avec le patient, y compris lorsque celui-ci n’est pas présent à l’officine. La coopérative Giropharm met aussi à disposition des pharmaciens une vaste bibliothèque d’articles santé pour les patients et relaie toute l’actualité santé utile et validée pour les sites web du pharmacien.

Giropharm met la dynamique commerciale au service de l’éthique.

5. Pourquoi avoir choisi Giropharm ?

J’ai rejoint Giropharm il y a deux ans pour la qualité des outils marketing, orientés cœur de métier, ainsi que pour leur forte implication dans la démarche qualité, et notamment dans le programme PHSQ, référentiel officiel ouvert à tous. Giropharm est un groupement qui réussit à concilier les deux visages du métier de pharmacien : la santé et le commerce. Ce qui me plaît particulièrement c’est qu’ils mettent la dynamique commerciale au service de l’éthique.

6. Que vous apporte Giropharm au quotidien ?

Un accompagnement très fort car ils ont des personnes très qualifiées qui suivent les officines avec la visite régulière d’un conseiller, en moyenne tous les 2 mois, et qui sont disponibles en permanence pour toute question liée au métier. Ils organisent des groupes d’échange de pratique professionnelle en régions et des RDV nationaux. Giropharm s’implique aussi beaucoup dans le respect de la croix verte et dans la défense de la profession. Je me sens totalement en harmonie avec leurs valeurs. GIROPHARM est un groupement coopératif dans lequel les pharmaciens peuvent proposer des projets qui pourront être développés et mutualisés au sein du réseau. Quand j’ai des idées au bénéfice des patients et des confrères, je les partage donc volontiers !

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