Cancéro

Movember, c'est l'occasion de parler prostate :)

La moustache comme symbole. La prévention comme engagement.

La prévention de votre prostate, organe encore tabou chez les hommes, repose sur un examen médical assez mal connu qui s’avère pourtant irremplaçable !

A l'occasion de Movember, mois de mobilisation pour la Santé des hommes, votre pharmacien Giropharm vous informe

Plus de la moitié des hommes sont concernés à partir de 50 ans

Une augmentation de la taille de la prostate centrale peut apparaitre avec l'âge. On parle d'adénome ou d’hypertrophie bénigne de la prostate

Quels sont les symptômes ?

La prostate hypertrophiée comprime le canal par lequel s’écoule l’urine (urètre). L’adénome se manifeste donc par des troubles urinaires : 

  • gêne à l’écoulement des urines avec obligation de pousser, 
  • diminution de la force du jet, 
  • sensation de ne pas avoir entièrement vidé sa vessie, 
  • envies fréquentes et pressantes d’uriner le jour, mais aussi la nuit (jusqu’à 5 à 6 fois), avec parfois des fuites.

Quel dépistage peut détecter un adénome ?

C'est à l'occasion d'un toucher rectal que le diagnostic peut être établi par votre médecin. Il peut demander en complément un examen d’urines (ECBU) pour rechercher une éventuelle infection ainsi qu'un examen échographique.

A quoi cela prédispose-t-il ?

  • L’adénome ne prédispose pas systématiquement à un cancer de la prostate. Il s’agit de 2 maladies différentes et indépendantes.
  • Avoir un adénome n’est pas synonyme d’opération. Un chirurgien n’intervient que dans un cas sur dix ! Dans la plupart des cas, les médicaments prescrits suffisent généralement pour diminuer le volume.

Le cancer de la prostate c'est quoi ?

Une tumeur maligne de la prostate périphérique, souvent d’évolution lente. Il s’agit du cancer le plus fréquent chez l’homme, avec 71 000 nouveaux cas chaque année, à l’âge moyen de 71 ans. 

Quels sont les symptômes d'un cancer de la prostate ?

En général, aucun pendant des années. Sinon, le cancer de la prostate peut se traduire par des symptômes comparables à ceux d’un adénome (difficultés à uriner, envies fréquentes...) ou par la présence de sang dans les urines.

Quels examens sont envisagés ?

Le toucher rectal est l’un des 2 examens qui permet au médecin d'envisager un cancer, lorsqu’il perçoit une zone indurée sur la prostate (durcissement anormal). 

Le 2ème examen, c'est le dosage de l’antigène prostatique spécifique (PSA) dans le sang. Son taux augmente plus vite en présence d’un cancer que d’un adénome ou d’une prostatite.

La prise de sang pour doser le PSA doit avoir lieu à distance (au moins 3 jours) du toucher rectal.

La majorité des cancers de la prostate évolue très lentement et sans symptômes. Sous certaines conditions, ils peuvent ne nécessiter qu’une surveillance régulière.

La prostatite c'est quoi ?

Une inflammation de la prostate, qui touche plus souvent l’homme jeune. Elle peut être d’apparition brutale (prostatite aiguë) ou perdurer au long cours (chronique). La forme aiguë est liée à une infection, ce qui n’est pas toujours le cas de la prostatite chronique. 

Quels sont les symptômes ?

  • Dans la prostatite aiguë, ils évoquent une grippe, avec l’apparition rapide d’une forte fièvre et de frissons, mais ce tableau s’accompagne de symptômes urinaires : brûlures, envies pressantes et fréquentes d’uriner, douleurs (petit bassin, urètre...) et parfois sang dans les urines.
  • La prostatite chronique se manifeste plutôt par des douleurs (diffuses ou au niveau des testicules, ou du périnée, lors de l’éjaculation…), parfois associées à des difficultés à uriner. Elle ne provoque pas de fièvre. 
  • La prostatite aiguë est une urgence qui exige un traitement rapide. À défaut, elle risque d’entrainer des complications (rétention d’urine, abcès…) et de devenir chronique.
  • La pratique du vélo peut exacerber les douleurs en cas de prostatite chronique. 

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