Portrait d’Axel Méglinky

Axel Méglinky est titulaire de la Pharmacie des Rivières à Chambon-sur-Voueize (23), un petit village de 900 habitants situé en Nouvelle-Aquitaine. Fidèle au Groupement Giropharm, il se confie sur son parcours, sa vision du métier et les spécialités de son officine : les soins orthopédiques et le matériel médical. Un témoignage captivant !

Les Directeurs Régionaux et les Conseillers en développement sont de véritables coachs pour nous aider à booster la performance de notre officine !

1. Quel est votre parcours ?

J’ai commencé par un Baccalauréat Scientifique (BAC S), qui, m’a orienté vers des études de pharmacie à Amiens. J’ai obtenu mon diplôme en 2012 et ma thèse (Émile Coué ou l’autosuggestion – Les composantes non thérapeutiques des médicaments : l’impact que peut avoir le nom du médicament, la forme et la couleur du comprimé, mais aussi les divers éléments placébo) l’année suivante. J’ai ensuite rapidement commencé à travailler dans une pharmacie Giropharm à Chambon-sur-Voueize, en tant qu’assistant. Par la suite, nous nous sommes associés avec l’ancien titulaire, aujourd’hui à la retraite. Enfin, pour compléter ma formation, j’ai décidé de passer un DU Orthopédie au cours de ma carrière. Pourquoi ? Parce que c’est un domaine sur lequel nous travaillons beaucoup compte tenu du type de population qui fréquente l’officine.

2. Pourquoi avez-vous choisi le métier de pharmacien ?

Ce métier permet d’une part d’être quotidiennement au contact des patients. Il s’agit d’autre part d’une profession de santé centrale qui a un véritable impact sur la vie des gens. Il est évident que l’on ne peut pas toujours apporter la guérison, mais au moins un certain bien-être aux patients qui viennent nous consulter. Les pharmaciens ont cette chance d’être une profession libérale mais de ne pas travailler seuls. De plus, de nos jours, il y a un vrai travail avec les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé (CPTS), pour travailler en coordination avec les médecins, les infirmières et toutes les professions de santé du territoire. En fin de compte, nous sommes déjà une profession très habituée à fonctionner en équipe interprofessionnelle. Pour maintenir une continuité de soins, c’est agréable de pouvoir déléguer des tâches sur lesquelles certains ont des compétences plus pointues.

3. Quelle est la typologie de votre pharmacie ?

Chambon-sur-Voueize est une petite commune, ancien chef-lieu de canton qui regroupe à peine 900 habitants. Evidemment, il n’y a qu’une seule pharmacie dans le bourg. Notre patientèle sont des clients habitués, beaucoup de familles que l’on connaît sur 3-4 générations. Depuis un certain nombre d’années, on constate un regain d’intérêt pour notre territoire creusois avec beaucoup d’arrivées d’anciens citadins. Une population plus jeune avec des enfants en bas âges. Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas une clientèle de flux, les gens vivent ici. L’exercice est très rural, la ville la plus proche est Montluçon, à peu près à 20-25 km. Nous sommes assez isolés médicalement. Ce qui est très intéressant, c’est que tout gravite autour de ce pôle santé-pharmacie. Nous avons beaucoup d’échanges avec les autres professionnels et nous allons développer l’optique à partir du mois de juin 2021. Nous aurons des consultations en présence d’un opticien avec la possibilité de faire une téléconsultation avec un Ophtalmologue. C’est en pleine réflexion, mais nous comptons déployer le même concept pour l’audioprothèse. Notre objectif : devenir un pôle de santé englobant la vente de médicaments, mais aussi des services tels que l’optique, l’audioprothèse, la vaccination ou encore les bilans de médication. Sur le secteur, nous cherchons à faire en sorte que le « réflexe pharmacie » soit instinctif !

4. Quels sont les aspects de votre métier et les projets qui vous passionnent ?

Nous essayons constamment d’apporter de la nouveauté pour dynamiser et créer du mouvement autour de l’officine. Ce qui m’intéresse le plus en ce moment, c’est la création d’un pôle de services santé articulé autour :

  • D’un pôle optique ;
  • D’un pôle audioprothèse ;
  • D’un pôle préparation des doses administrées (PDA) : piluliers à destination des collectivités ;
  • Des animations esthétiques, soins et présentations de gammes (lancées avant la crise sanitaire) avec l’aide d’une préparatrice titulaire d’un diplôme complémentaire en Conseils Dermocosmétiques.

5. Quelles sont tâches sur lesquelles vous vous concentrez en priorité ?

Compte tenu de l’actualité et de la crise sanitaire, la demande concernant les tests antigéniques et la vaccination « chamboule » l’organisation. Nous ne priorisons pas vraiment, je préfère dire que l’on essaye de tout faire correctement.

De plus, nous sommes en plein travaux de rénovation. La pharmacie avait été faite en 2001 au concept Giropharm. C’était l’occasion pour nous de mettre un coup de fraîcheur avec 2 points essentiels : la création de 2 cabines RDV santé à l’avant de la pharmacie, directement accessibles depuis l’espace de vente :

  • Une 1re cabine dédiée à l’orthopédie-compression ;
  • Une 2e cabine dédiée aux missions « hôpital, patients, santé et territoires (HPST) », rendez-vous et petites consultations, vaccination, optique et audioprothèse.

Nous essayons constamment d’apporter de la nouveauté. En ce moment, nous travaillons sur la création d’un pôle de services santé en pharmacie

6. Pourquoi avez-vous choisi Giropharm ? Qu’est-ce qui a guidé votre choix ?

« J’ai toujours été Giropharm et j’ai choisi de continuer de l’être ! ». Ce que j’apprécie chez ce Groupement, c’est que ce n’est pas uniquement une plateforme d’achat. Giropharm est axé sur l’accompagnement, la qualité et les évolutions de services. C’est l’un des Groupements qui correspond le plus à ce que l’on souhaite aujourd’hui pour la pérennité de notre officine : une démarche qualité-développement.

7. Que vous apporte Giropharm au quotidien ?

C’est véritablement un accompagnement ! Les Directeurs et Conseillers Régionaux sont de qualité. Cela fait maintenant 10 ans que je suis adhérent Giropharm, ça doit être le 3e ou 4e conseiller. Les profils sont différents et leur vision de l’officine aussi. Nous avons toujours progressé et je suis régulièrement en contact avec le conseiller en dehors de ses passages. Ce sont toujours des moments d’échanges très constructifs !

8. De nombreux soins orthopédiques et une large gamme de matériels médicaux sont proposés au sein de votre officine. Pourquoi avoir autant développer ces spécialités ? Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

Je dirai qu’il y a 2 façons de diriger son entreprise. Toutes les pharmacies, et de façon plus large toutes les entreprises, ont des points forts et des points faibles. Le premier réflexe est d’essayer d’améliorer ses points faibles. De notre côté, nous avons également fait le choix de capitaliser sur nos points forts, c’est-à-dire le matériel médical. Nous ne sommes pas une pharmacie de dermo-cosmétique, même si nous en proposons pour rendre service, tout en se positionnant au niveau prix pour travailler notre point faible et proposer une offre correcte.

Concernant le matériel médical, nous faisons beaucoup d’expositions au niveau de l’espace de vente. Les travaux en cours de réalisation inclus un showroom maintien à domicile (MAD) de 2 ou 3m2 coupé sur 2 niveaux. Les patients y trouveront des déambulateurs, des chaises garde-robe, des sièges coquilles, etc. La demande est très forte avec beaucoup de personnes âgées et des agriculteurs à la retraite, dont le corps est parfois un peu fatigué. C’est l’effet boule de neige, plus nous avons eu de demande, plus nous nous sommes formés pour détenir les connaissances et proposer du matériel adapté à chacune et chacun.
C’est un domaine qui est tout de même assez rentable et efficace. L’achat ou la location de matériels médicaux dégagent une marge importante pour la structure.

C’est un secteur qui est de plus en plus bataillé par des prestataires externes, c’est pourquoi nous essayons d’anticiper le retour à domicile en informant les patients qui vont subir une intervention chirurgicale.

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